21/10/2012

Coup de coeur dans la Lagune de Venise.

Lido di Venezia, le 21 octobre 2012.

C'est pas un coup d'humeur, c'est un coup de coeur. Le soleil a percé la brume matinale vers midi. Vers 14H00 profitant de la sieste Italienne lorsque tout devient calme la promenade entraîne le visiteur le long des murazzi.

On ne lui en avait jamais parlé qu'à un vaporetto de la Piazza San Marco encore bondée de monde le cordon littoral du Lido di Venezia est l'endroit le plus reposant qu'il soit. Enfin il est possible de réoxygéner l'esprit encombré par les inombrables  merveilles que le visiteur pressé, au sens propre et au sens figuré, a du subir l'instant d'un trop court séjour.

On ne lui avait jamais dit que visiter Venise en quelques jours, c'est se gaver de Venise et puis ne plus que se souvenir des ruelles encombrées, des files interminables pour visiter un palais, une église, un musée. Après ça ce n'est plus que  le souvenir d'une sombre lagune. 

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Le vaporetto le débarque à la Piazza Santa Maria Elisabetha  et plus loin sur la Grande Viale il loue un vélo pour quelques euros et le voilà parti pour une merveilleuse randonnée et une petite dizaine de kilomètres après sur un circuit d'une horizontalité parfaite voilà le spectacle ! 

Que la promenade est belle. Les coups de pédales purifient l'esprit et favorisent la digestion d'une admirable architecture et de toutes ces merveilles de l'art et de la peinture. 

Alors il se demande si on ne lui a pas vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Si on ne lui a pas vendu Venise comme un simple produit de grande surface et si Venise ce n'est pas un grand supermarché à ciel ouvert.

 Loin de tout, au bout de nulle part (le circuit du murazzi se termine en cul de sac après 12 kilomètres)  il se rend compte qu'on l'a trompé pas sur la marchandise mais sur la façon de vendre la marchandise.

Le soleil décline sur l'Adriatique. Dans une heure il doit ramener son vélo et rentrer à Sant'Elena où il loge dans un appartement loué à prix convenable. C'est le premier arrêt après le Lido.

Dans son esprit ses pensées vagabondent. Le bruit de la bicyclette le fait rêver, il pense à tout ses voyages en se disant qu'il a voulu voir Venise et qu'il ne l'a pas vue, et aussi Paris, Rome, Florence et Vesoul et Honfleur. Il se dit qu'il aura dorénavant horreur des tous les flonflons, des valses musettes et des acordéons même à Venise.

  

 

 

 

 

 

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